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La première étape pour se libérer de la culpabilité

par | 18/08/2017 | Le fonctionnement psychique, Les systèmes relationnels (Patterns) | 0 commentaires

Une question qui revient beaucoup est «Comment peut-on se libérer de la culpabilité?»

La saine culpabilité

Et bien, il faut d’abord nuancer cette question, car je suis personnellement d’accord avec Michelle Larivey quand elle dit dans son livre «La puissance des émotions: Comment distinguer les vraies des fausses», que la saine culpabilité a un rôle à jouer et qu’elle est bienfaitrice. Elle est intimement liée à l’empathie. Elle sert à nous dire quand nous avons franchi une ligne invisible et que nous avons pu causer du tort à autrui. Elle sert à rendre l’humain altruiste, afin de pouvoir vivre en communauté.

La culpabilité malsaine

Par contre, il existe une culpabilité malsaine, qui est en fait de la honte et c’est de cette pseudo-émotion-là que nous avons besoin d’être libérés pour pouvoir accéder à un plus grand plaisir de vivre. La honte est un poison qui combat l’estime et la confiance en soi, et nous empêche d’ouvrir la porte de Monsieur Plein Bonheur.

Donc la première étape c’est…

La fondatrice de l’ANDC, Colette Portelance, écrit dans son livre les «Les 7 étapes du lâcher-prise N.E.» que la première étape pour changer quelque chose en nous, est la prise de conscience.

Dans le cas de la culpabilité malsaine, je pense que cette prise de conscience démarre par la réalisation du fait que les concepts du Bien et du Mal, de ce qui est «correcte» ou «pas correcte», sont des inventions de l’esprit humain.

Nous avons tous grandis entourés de diverses croyances qui forment une vision globale de «c’est quoi une personne parfaite» et c’est en se comparant à cet idéal qu’on se juge moins aimable, voir méchant ou autres qualificatifs pas beaux. Plus notre idéal sera irréaliste, trop beau et déconnecté de la réalité, plus la personne échouera à remplir ses propres attentes de qui elle veut être et plus la honte la grugera.

Exemple 1

En quoi cela vous concerne-t-il? Voici un exemple répandu, qu’on peut ensuite répéter dans plein d’autres exemples. Admettons que vous avez la croyance que pour être un bon conjoint dans un couple, il ne faille jamais que ce que l’on dit ou que l’on fait déclenche du mécontentement chez l’être aimé.

Voilà une chose impossible en partant, donc nécessairement vous allez être déçu de vous-même à plusieurs reprises. Dépendamment du niveau de jugement sur soi où cela peut vous amener dans vos pensées, vous vivrez alors différents niveaux de culpabilité malsaine et de honte.

Si en plus vous êtes avec un partenaire qui est une personne intense et passionnée, si ses réactions sont impulsives et vivent, et bien il est possible que cela augmente ces jugements sur vous et que cela intensifie vos émotions désagréables.

C’est généralement ce qui déclenche les discussions tendues au point que les personnes extérieures à la situation peuvent sentir les vibrations de cette tension, ainsi que les grosses engueulades de couple.

 

Exemple 2

Voici un deuxième exemple d’une croyance très répandue qui peut causer beaucoup de culpabilité malsaine, est celle qu’un bon parent doit toujours ramasser les pots cassés par son enfant. Cela a beau être vrai pour un petit bambin, plus ce dernier s’approche de l’âge adulte, moins c’est exact, car plus cela devient un autre système relationnel insatisfaisant, celui du sauveur et du protégé. Le parent étant le sauveur et l’enfant le protégé, évidemment.

Mais changer ce vieux réflexe quotidien comme parent n’est pas une mince affaire. Voir son enfant aller en prison, consommer des narcotiques, ou même simplement se faire renvoyer d’un emploi ou d’un établissement scolaire fait vivre énormément d’émotions à un parent qui peut rapidement glisser dans ses peurs et se mettre à imaginer encore pire.

L’impuissance et la culpabilité malsaine que de telles épreuves peuvent générer sont extrêmement inconfortables et difficiles à vivre. Bien souvent, le parent fera tout pour ne pas ressentir cette souffrance et se mettra à poser plein d’actions pour changer la situation en pensant que son intention est d’aider son enfant, alors que sa réaction vient plutôt du fait qu’il cherche à éteindre sa propre souffrance en contrôlant le monde extérieur. Donc l’intention consciente est d’aider, mais l’intention inconsciente qui a précédé cette deuxième intention était d’abord et avant tout de stopper sa propre souffrance.

Et il n’y a absolument rien de mal ou de «pas correcte» à tout ce que je décris. J’explique ce processus simplement pour aider à le sortir de l’inconscient, afin de pouvoir vous aider à trouver où vous avez un réel pouvoir d’action dans votre vie.

Avoir le courage de cesser de sauver pour vraiment aider l’autre

Je sais très bien que s’il y a bien une épreuve dans la vie qui demande vraiment beaucoup de courage pour l’accomplir, c’est bien le fait de choisir de ne pas sauver notre enfant et de plutôt avoir confiance en son potentiel pour l’aider vraiment â bâtir sa propre confiance en lui.

Car oui, accepter de vivre l’impuissance, la tristesse de voir l’autre souffrir, bien souvent en plus de la honte et de la culpabilité malsaine, pour laisser à l’autre SA responsabilité de se sortir de SON épreuve est le début du véritable changement qui va libérer la relation du système relationnel du sauveur et du protégé.

Le protégé souffre de ne pas avoir assez confiance en lui-même pour s’en sortir, alors il a besoin qu’on lui montre que nous nous avons confiance en lui et les personnes les mieux placer pour leur enseigner est vraiment leurs parents, mais c’est paradoxalement les personnes pour qui ce sera le plus difficile à faire.

 

Récapitulatif

Je récapitule : la première étape est de prendre conscience que le bien et le mal n’existent pas réellement et que, mis à part de ceux qui ont un trouble de personnalité antisocial, donc qui ont une défectuosité biochimique au niveau de ressentir de la culpabilité – ou plutôt de l’empathie – on fait tous de notre mieux avec l’éducation qu’on a reçue.

Une fois qu’on prend conscience de chacune de ces petites croyances inconscientes qui nous mènent par le bout du nez, on parvient peu à peu à modifier notre vision de ce qui est «correcte» ou «pas correcte». C’est ainsi qu’on se libère de ces croyances toxiques qui nous enferment dans un modèle idéal à atteindre pour avoir le droit de vivre heureux.

En plus, on se libère tranquillement des systèmes relationnels – comme celui du sauveur et du protégé, du juge et du coupable, ou encore celui du bourreau et de la victime – ces danses à deux, à trois ou plus, qui détruisent les liens entre les personnes qui s’aiment. On s’en libère, car plus on accepte d’être imparfaits et humains, plus on permettra aux autres d’être imparfaits et humains.

Magiquement, tout le monde devient plus libre et heureux dans l’histoire. N’est-ce pas que le jeu vaut la chandelle ?

 

Exercice de la semaine

Je vous propose de commencer avec des actions plus faciles, comme par exemple essayer de dire non quand vous pensez non, plutôt que de dire oui par peur de froisser l’autre, puis de tenter de ressentir dans votre corps en prenant de profondes inspirations, sans rien chercher à changer autour de vous, simplement ressentir et trouver quels mots décrivent le mieux ce que votre corps vous dit.

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