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Un déclencheur… Hein, c’est quoi ça ?

par | 18/08/2017 | Le fonctionnement psychique | 0 commentaires

Puisque j’emploie souvent le terme déclencheur, plusieurs personnes m’ont demandé ça mangeait quoi ça en hiver? Je crois donc utile de prendre le temps de l’expliquer ici, car cela va possiblement aider plusieurs personnes à mieux saisir ce que je partage dans ce blogue. En plus, je décortique étape par étape comment cela peut se passer et comment faire vos choix lorsque vous déclenchez une personne par inadvertance ou non.  

Un déclencheur? C’est quoi ça? 

Pour commencer, j’utilise ce terme, car c’est celui qu’on m’a enseigné dans le cadre de ma formation comme Thérapeute en Relation d’Aide (TRA).
Le Larousse définit le mot déclencheur comme un «dispositif provoquant l’ouverture d’un disjoncteur1 Je trouve ça très drôle, car justement ne disons-nous pas «j’ai complètement disjoncté quand il m’a dit… bla, bla, bla…» en voulant dire qu’on a piqué une crise monstre tellement on était trop fâché de quelque chose? 

Voyez le fait de déclencher quelqu’un comme un interrupteur de lumière. Vous êtes le doigt qui a malencontreusement – ou non – poussé le levier d’alimentation et qui a ainsi mis la switch à “on” en bon québécois.

Dites-vous que toute la lumière de l’ampoule est la réaction de l’autre personne (ou d’un groupe). Qu’il soit un follow spot, un néon ou un stroboscope, peu importe l’intensité de lumière qu’il peut vous lancer à la figure, toute cette lumière lui appartient à lui. Et quand je dis “lui appartient», cela veut dire que vous n’êtes pas responsable de ce que l’autre vit, ni de son intensité. Je répète et je le mets en majuscule, car ce point-là est un des plus importants : «TOUTE L’INTENSITÉ DE CETTE LUMIÈRE LÀ APPARTIENT À L’AUTRE». Oui, oui, je suis très sérieuse.

D’ailleurs si l’intensité est grande, il a fort à parier que c’est un flag qui indique que c’est venu toucher une zone sensible. Si la zone est aussi sensible, c’est qu’elle a été atteinte plus d’une fois et que la personne ne s’est pas occupé de cette zone vulnérable. Croyez-vous vraiment être responsable de toutes ces fois accumulées? Bien sûr que non.

Nos blessures psychiques se sont créés surtout durant l’enfance et l’adolescence. De plus, elles ont été principalement provoquées dans nos échanges relationnels avec nos parents… quoi que je devrais plutôt dire dans nos échanges non-relationnels, car pour provoquer cela c’est claire que l’échange manquait de relation, on s’entend?

Ce dont on est vraiment responsable
Maintenant que ça c’est dit, revenons à ce qui nous appartient à nous dans cette histoire. Je disais que vous aviez allumé l’interrupteur. Là c’est le moment d’être transparent avec vous-même, personne ne le saura à part vous de toute façon cela se passe dans votre tête. Avez-vous ou non souhaité allumer la lumière ou bien avez-vous accroché l’interrupteur accidentellement?

Accroché accidentellement l’interrupteur

Si la réponse est non, et bien beaucoup d’entre nous avons reçu une éducation – judéo-chrétienne pour ne nommer que cette influence-là – qui nous a enseigné à se sentir coupable de déclencher les autres. Ces gens là vont donc être habités par une culpabilité malsaine et risquent de s’excuser à tort. Un piège possible qui les attend, serait de se fondre en excuses, ainsi ajouter de l’huile sur le feu et alimenter un système relationnel* insatisfaisant de juge/coupable, vous étant le «coupable» et l’autre le «juge» naturellement.

Nos mauvais réflexes

Si vous suivez ma suggestion et que vous parvenez à ne pas succomber à votre réflexe de vous excuser injustement, alors le traquenard qui pourrait apparaître à cette étape-ci serait d’avoir peur que l’autre soit tellement fâché qu’il choisisse de ne plus vous parler. On appelle ça la peur de l’abandon. Elle est coriace cette peur-là et très menaçante pour le psychique. On a parfois du mal à garder le cap sur le meilleur chemin quand elle se pointe cette fatigante-là. Elle est souvent discrète et sournoise au point qu’on n’est souvent pas conscients qu’elle est là.

Le hic est que si on ne la remarque pas, on risque de se mettre à avoir des comportements compulsifs (des mécanismes de défense), par exemple devenir trop gentil, se mettre à acheter plein de cadeaux, dire un paquet de compliments ou même se mettre à mentir, se justifier. Si cela vous arrive, je vous propose l’exercice suivant: essayez d’auto-observer vos comportements et si vous y parvenez et le remarquez, arrêtez-vous et prenez deux à quatre respirations profondes, suffisamment pour calmer un brin le mental. Ensuite portez attention à vos sensations dans votre corps.

Le corps est notre meilleur allié dans la gestion de nos émotions. Si nous sommes connectés à notre corps, alors c’est qu’on est dans le moment présent. Le passé et les mécanismes nés de ce passé auront tranquillement moins d’emprise sur vous. Les premières fois c’est vraiment inconfortable le fait d’être conscient de notre corps dans ces moments précis, mais c’est vraiment un chemin rapide et efficace pour accéder à une meilleure gestion de nos émotions. 

C’est le moment d’être un héros

Avant de passer à l’étape suivante, j’aimerais ajouter une précision; quand je dis que vous n’avez pas à vous excuser, je ne dis pas de ne pas être empathique à l’autre et de ne pas être désolé, bien au contraire. N’oubliez pas que si l’autre réagit aussi fort, c’est qu’il souffre! Si vous êtes capable de ne pas prendre son intensité comme une attaque personnelle – ce qui est loin d’être évident, surtout s’il est en train de nous balancer une véritable sacoche remplie de briques d’insultes et de reproches sur la tronche – alors allez-y, aider le en lui témoignant votre empathie.

Si jamais vous y parvenez, je vous prédis qu’il y a de fortes chances que simplement ça devrait parvenir à le calmer. Ce n’est pas une règle absolue, mais dans tous les cas, ça va aider l’autre même si le résultat reste invisible.

Si par contre il vous est impossible de ne pas le prendre personnel – ce qui est parfaitement normal – je vous encourage fortement à répéter que vous êtes sincèrement désolé(e), mais que vous n’acceptez pas ses attaques verbales. Bref, de mettre votre limite, de ne pas laisser l’autre vous varger dessus à coup d’insultes comme un punching bag.

Si on est machiavélique et qu’on a effectivement poussé volontairement l’interrupteur…

Maintenant, si la réponse est oui, alors attention, je m’apprête à vous faire la révélation de votre vie, mais sachez que c’est la chose la plus honteuse de toute la planète! Je vous préviens, attention! Vous êtes prêts? Et bien, cela signifie tout simplement que vous êtes un être humain! Vous savez ces êtres imparfaits et inférieurs auxquels on ne voudrait surtout jamais ressembler? Bien non, je plaisante.

En fait, moi je vous propose de voir cela comme merveilleux, car selon moi, bien que les humains sont à la fois capable du pire et du mieux, je trouve personnellement que c’est ce Yin Yang qui nous rend complets, entiers et magnifiques. Je fais partie de ces humanistes qui choisissent d’aimer l’humain dans son imperfection.

Et petit bémole important : je ne dis pas que j’approuve les pires horreurs qui se produisent chaque jour… QUE NON! Simplement je pense que pour se diriger vers un mieux vivre ensemble, cela va demander que nous soyons capable d’accéder à une plus grande miséricorde générale.

Je crois profondément qu’un monde meilleur commence avec plus de compassion et comme charité bien ordonnée commence toujours par soi-même, bien c’est en plein le moment de faire preuve de bienveillance envers vous-mêmes et d’accepter qu’il vous arrive parfois de choisir de mettre la switch des autres à on. Ça arrive.

Exercice pratique

Je vous propose de chercher comment vous pourriez réparer le mal qui a été fait – en demandant pardon par exemple- et promettez-vous simplement, mais sérieusement, de faire mieux la prochaine fois, toujours avec bienveillance. (Au risque de me répéter et de vous taper sur les nerfs avec la répétition volontaire de ce mot que j’adore!)

 

* Article à venir sur ce sujet.

1http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/d%c3%a9clencheur/22239?q=D%c3%a9clencheur#2212

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